En 2019 je tue mes bébés pour faire grandir une oeuvre majeure. J'ai publiquement exploré trop de directions futiles sans me ...




En 2019 je tue mes bébés pour faire grandir une oeuvre majeure. J'ai publiquement exploré trop de directions futiles sans me rendre compte de la thématique qui m'habite et qui me touche le plus. Je suis attiré par les jeux de "Création" ainsi que par son anagramme la "Réaction". 

Cette pensée, a entraîné la gestation d'un projet cross média entre immobilité palpable et mobilité intangible. Plus clairement je prépare un film court et un livre qui se répondent comme pour former une boucle fermée.  Je parle d'un livre-objet sur la trace et les pensées qu'elle génère (livre qui peut influencer la lecture du film ) + un film sensoriel imageant les sensations qui me traversent durant différents processus créatifs comme ma performance "une aiguille pour deux" qui y figurera. 






Je veux créer une expérience qui marque et qui fasse se sentir vivant.




Milieu 2018 je me suis détourné du papier par lassitude de ne pas réussir à produire quelque chose qui ne pourrait exister ailleurs. À quoi bon faire ce qui a déjà été fait en dehors d'une démonstration de force ou d'une autosatisfaction? Comment oser se dire créateur ou artiste sans innovation de fond et de forme? Pourquoi ce support est il plus légitime?
Mais durant l'été 2018 ma frustration m'a permis de commencer une série de traces désinvoltes, pur fruit de création désintéressée de sa propre existence. C'était ma seule motivation à intervenir de nouveau sur le papier. 

Ces traces sont des mutations entre deux matières antonymes. L'une sociabilise mon quotidien et recouvre des corps inconnus pour figer des traces de vie d'un noir cendré, noire fumée issue d'une combustion de fin de vie. L'autre habite mon propre corps dans ce qu'il a de plus intime, matière  laiteuse origine de vie au potentiel créatif véridique. Et pourtant cette dernière est destinée à ne plus être produite en dehors d'un "plaisir égoïste". 
Mon travail ne questionne pas la relation du spectateur à l'oeuvre comme les actions de Jordan McKenzie et s'inscrit encore moins dans l'oeuvre transgressive de Pierre Molinier. L'idée est de faire fusionner deux antagonistes majeures symboliquement liés à la création de (ma) vie jusqu'à ce que la sérendipité triomphe.
Tout ça pour finalement arriver à une reconsidération de la "procréation" et pourquoi pas l'arrivée de la "Proréaction"?




Besoin de vous RDVZ à 22h22 le 3 janvier